Jour 34 – De Nevers à Saint-Parize-le-Chatel

 

 

Trente-quatrième jour – Jeudi 9 avril 2015
Parcours :  20 km, pas très faciles
Hébergement : Mr et Mme Chrapek (Donativo)


 

 

« Le monde ne mourra jamais par manque de merveilles, mais par manque d’émerveillement. » – G.K. Chesterton

Après le déjeuner, je suis passé par la chapelle ou repose Sainte Bernadette.
Elle est visible au travers d’un cercueil en verre et son état de conservation est réellement impressionnant.
Il faut bien l’avouer, le ressenti en cet endroit est particulier et vraiment marquant.

Et le contraste avec la sérénité disparue des personnes qui travaillent ici est d’autant plus frappant. Que de stress, que de visages fermés aux sourires envolés, que de regrets tus et enfermés d’une autre époque plus sereine et pas si lointaine pourtant…

A près de 10h, il est temps de partir. La mise en route après l’étape d’hier n’est pas aussi pénible que je ne le craignais, à voir dans la durée cependant.

Aujourd’hui le paysage est plutôt monotone mais réserve parfois quelques belles surprises comme cette allée de cerisiers, en bordure d’un cimetière et qui ne sont plus qu’une fleur, une explosion de senteurs et couleurs. Un bourdonnement incessant est facilement audible même à plusieurs mètres, tant le nombre d’insectes qui s’y trouve est impressionnant. Je suis littéralement fasciné par ce spectacle pourtant tout simple mais que je trouve magnifique, et m’y attarde quelques minutes.
Croisé de très belles propriétés également et passage à proximité du circuit de Magny-Cours dont j’ignorais l’existence mais Eric, que j’ai retrouvé un peu plus tard, m’en a fait l’éloge dans les moindres détails.

Je décide de m’arrêter à Magny-Cours, justement, afin de marquer une pause et de trouver quelque chose de frais à boire. J’entre dans une petite boulangerie qui fait aussi mini salon de thé et sandwicherie avec quelques chaises et deux ou trois tables. Le propriétaire est fort gentil, j’en profite pour lui demander, n’en ayant pas remarqué, si il y aurait un banc à proximité pour me poser quelques minutes et casser la croûte. Il me propose d’emblée de m’installer à l’une des tables de son établissement, bien au frais. Désolé, je lui explique que je comptais sur cette pause pour manger mon sandwich qui ne vient pas de chez lui, bien sur accompagné de la boisson qu’il vient de me vendre mais quand même.
Cela ne lui pose aucun problème et il me propose même un verre pour que je puisse consommer ladite boisson plus confortablement. Je suis marqué par cet accueil et cette gentillesse! D’autant que d’après l’affiche disposée sur la porte, il ne devrait pas tarder à fermer… La discussion s’engage alors que je mange. Passionnante et instructive. Nous parlons un peu de tout. En finissant mon repas, je lui demande si il compte fermer bientôt auquel cas je pourrais accélérer quelque peu. Mais non, je ne dois pas me presser. Alors j’en profite pour lui prendre un petit dessert avec un café qui viendront terminer en beauté cet agréable moment.

En sortant, le contraste entre l’intérieur de l’établissement climatisé et la chaleur qui monte déjà à l’extérieur est frappant. Je ne tarde pas, la température élevée n’est pas mon amie, loin s’en faut et il reste encore quelques kilomètres à parcourir aujourd’hui pour arriver à l’étape.

J’y arrive enfin, chez Mr et Mme Chrapek. Très gentils, bien organisés et accueillants. Il faut toutefois se plier à quelques règles, c’est normal, je débarque chez eux après tout. Mais les énoncer moins sèchement serait peut-être plus agréable. Après tout il ne sait pas qui je suis et souhaite probablement définir clairement les choses d’entrée de jeu. Laisser mes bottines dehors, ça va pour le moment, mais je veux être bien certain qu’elles seront rentrées pour la nuit, par exemple 😉

Rituel de la douche et de la lessive effectués, je couche quelques notes dans mon petit carnet, me repose un peu en attendant le repas. Nous sommes quatre dans notre petite chambre et un compagnon ronfle déjà profondément. Il n’est pas 18h mais il à déjà mangé et débute sa nuit, car il à pour habitude de démarrer très tôt le matin, parcourant de longues distances chaque jour. Chacun son chemin.

L’heure du notre de repas à sonné et nous nous installons à table pour le partager. Il est simple et très bon, gentiment préparé par notre hôtesse qui anime agréablement la discussion avec son mari, nous racontant leurs voyages et autres aventures.

Je suis bien fatigué et ne tarde vraiment pas à rejoindre mon lit, méditant sur une très belle pensée attribuée à Bouddha et inscrite sur le mur, dans l’escalier…

 

Pour voir le diaporama, et donc les photos en grand et bien nettes, il suffit de cliquer sur l’une d’elles…
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