Jour 32 – De Saint-Reverien à Premery

 

 

Trente-deuxième jour – Mardi 7 avril 2015
Parcours :  17 km, faciles
Hébergement : Hotel « Les quatre saisons » (45€ en DP)


 

 

« Un véritable pèlerinage consiste à tout laisser.
Laisser ce qui rend notre vie de plus en plus rapide et élaborée.
Mais aussi laisser -c’est peut-être le plus difficile- l’idée que nous nous faisons de nous même et des autres.
Il faut quitter tout ce qui nous conforte, tout ce qui nous honore, tout ce qui nous rassure. »
 – Jean Lescuyer

La nuit fut bonne mais les toilettes extérieures sont bien fraîches au petit matin. Ça réveille! 🙂
Chance ce matin est le jour de passage du pain dans le village. Juste du pain. Vous me direz que c’est déjà fort bien.
Certes. Mais que vais-je faire d’un grand pain entier qui sera certainement dans un sale état à l’arrivée ?
Je déteste le gaspillage et décide de partager avec plusieurs membres du groupe, ne fut-ce que pour le déjeuner.
Pour la suite on verra bien, l’étape ne sera pas longue de toute façon.

Avant de démarrer, visite incontournable de la très belle église romane située juste derrière la mairie ou nous avons dormi. Magnifiquement restaurée et entretenue. Une pure merveille et un très bon moment juste avant de partir!

Puis je me met en route alors que la plupart de mes compagnons du moment sont déjà loin. Chacun son rythme.

Aujourd’hui, il y à juste un mois que je suis parti.
Bon anniversaire, Olivier.
Je ne m’en rends même pas compte directement, le temps n’ayant plus la même valeur à présent.
Qu’est-ce qu’un mois ? Une semaine ? Un jour ? Je n’en sais plus rien, cela ne me parle plus, à vrai dire.
Une heure je sais que cela permet de parcourir environ quatre kilomètres, à mon rythme, mais à part cela…

En fin de matinée et n’ayant rien trouvé à grignoter en chemin, je me rabats sur une pomme de secours que je balade depuis Troyes, il était temps de s’en occuper 😉
Je la savoure assis sur un petit muret, à l’ombre d’un des murs d’enceinte du joli petit château de Vilaine.
Je croise ensuite Jacky et Valérie qui sont occupés à se dorer la pilule sur le petit pont à la sortie du village. Nous blaguons quelques instants et puis je poursuis ma route car il fait déjà assez chaud et je ne veux plus trop tarder.

Visiblement ce sera une piste asphaltée pour tout la journée, sur la totalité du parcours.
Routes, nationales, parfois un chemin de campagne mais toujours en dur. C’est ainsi.

En arrivant à l’étape, nous nous retrouvons ensemble avec la même et devenue habituelle équipe depuis Vezelay. Le peu de possibilités d’hébergement ne laisse pas vraiment beaucoup de choix dans les étapes et il faut composer avec.
Il faut aussi composer avec certaines personnes du groupe, on ne peut s’entendre à la perfection avec tout le monde et ces concessions font également partie du chemin, comme dans la vie.

Entrant dans le bourg, je suis visiblement passé devant mon hébergement du jour sans m’en rendre compte, visant le centre. J’en profite pour aller faire tamponner ma crédentiale à la mairie, juste devant laquelle j’ai atterri.
Le château tout proche vaut également le coup d’œil mais ne peut être visité. Dommage il me plaisait bien celui-là.

En retournant sur mes pas pour trouver l’hébergement je m’arrête chez un original, seul bar ouvert à cette heure, mais qui à le mérite de proposer un petit quelque chose à manger et à boire. Il me propose des produits régionaux dans des emballages de luxe, destinés à être offerts. Je le suspecte de vouloir en profiter mais au final la note pour mon petit sandwich et la boisson sera tout-à-fait raisonnable.

Ensuite direction le petit hôtel de l’étape. L’endroit est mignon, propret, la propriétaire est accueillante et propose la demi-pension. Va pour ce choix qui semble économique et qui sera surtout pratique vu le peu, voire l’absence, d’autres possibilités offertes ici.

Je partagerai ma chambre avec Eric qui est lui aussi un ronfleur acharné. Mais il n’égale toutefois pas Helmut qui nous à rejoint mais dormira dans la pièce voisine. Les cloisons ne sont pas bien épaisses, ça promet d’être un beau concert. Merci les bouchons pour les oreilles 🙂
Le petit hôtel est saturé par notre groupe et David à décidé de dormir sur le palier, dans le divan qui s’y trouve.

Le repas se fera en deux services, la cuisine n’ayant pas la possibilité de nous servir tous en même temps. C’est sans importance et je préfère de loin cette méthode honnête et clairement exposée qui permettra de nous proposer quelque chose de correct. L’ambiance est bonne et nous passons un bon moment même si certain(e)s passent leur temps à critiquer le menu, le service (pourtant tout-à-fait correct) et l’endroit.

Ces rencontres font également partie du chemin, cheminer seul permet d’éviter ce genre d’inconvénients mais en propose d’autres. Et l’inverse est vrai aussi. Comme dans la vie, il n’y à pas de situation idéale, il faut composer avec celle que nous vivons, où tout mettre en oeuvre pour en changer. Je l’apprendrai aussi. Et le mettrai en pratique. Dans la vie cela peut prendre beaucoup de temps, d’énergie et de moyens. Sur le chemin, beaucoup moins.

Après le repas, je ne tarde pas à rejoindre ma chambre afin de prendre quelque repos car l’étape de demain sera longue…

 

Pour voir le diaporama, et donc les photos en grand et bien nettes, il suffit de cliquer sur la première…
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