Jour 11 et 12 – De Bazancourt à Reims

 

 

Onzième et douzième jour – Mardi 17 et mercredi 18 mars 2015
Parcours : 17km, faciles.
Hébergement : Chez Pascal (Donativo)


 

 

« Repose-toi du son dans le silence, et, du silence, daigne revenir au son.
Seul si tu peux, si tu sais être seul, déverse-toi parfois jusqu’à la foule »
 – Victor Segalen

 

Toujours du plat. C’est bien.
Toujours tout droit. C’est moyen et il n’y à que des champs sans arrêt.

Même scénario de parcours depuis quelques jours.
J’espère vivement qu’une fois Reims dépassé, cela deviendra moins monotone, plus riant.

Les démangeaisons à la jambe vont mieux grâce aux crèmes, mais ce n’est pas encore le top.

En traversant de nouvelles immensités désertiques et définitivement monotones, j’ai croisé une voiture et une camionnette stationnés au beau milieu de nulle part.
Pas de tracteur, personne dans les champs aux alentours, personne dans la voiture, mais il me semble bien avoir perçu un léger mouvement de la camionnette quelques mètres avant de la dépasser.
Probablement une solution moins onéreuse et plus discrète que l’hôtel. Quoique. 🙂

J’ai eu beaucoup de chance aujourd’hui car j’ai trouvé deux grosses pierres au beau milieu du désert champenois.
Une pour appuyer mon sac et une pour moi…

L’entrée dans Reims change enfin de la monotonie des champs à n’en plus finir. Ouf!
Ce n’est pas très joli, il faut bien l’avouer, mais quelle ville peut se targuer d’avoir des faubourgs réjouissants ? Pas énormément je pense. Le plus joli est à venir avec le centre de Reims, j’en suis convaincu.

Il fait déjà chaud quand-même et je m’offre une petite pause casse-croûte à l’ombre d’une mairie ou de ce qui y ressemble furieusement vu le va-et-vient citoyen aux alentours.

Ensuite vient la descente légère vers Reims.
Oups! Attention aux voitures, Olivier!
C’est quoi ce bidule rouge ou vert lumineux et sur un poteau ?
Haaaaa un feu de circulation, voilà pourquoi ça klaxonne alors que j’ai traversé sans regarder!
Honnêtement, ce premier retour dans une ville m’échappe un peu, et pour peu que je ne l’aie jamais compris, je ne comprends plus le sens de tout ce bruit, de toute cette agitation, de toute cette énergie que je trouve gaspillée. Courir dans tous les sens, prendre sa voiture pour faire 300 mètres et rouspéter car il n’y à pas de place de parking, râler car on à perdu la ‘sienne’ en rentrant, la reprendre pour conduire les enfants à l’école qui est à 1 km et leur demander ce qu’ils ont appris en classe quand on à parlé d’écologie…
Pas besoin de la ville pour cela, bien entendu, je vois cela au quotidien dans mon village ou nous habitons en face de l’école, au milieu de la rue. Une des instit habite au bout de la dite rue (quelle chance de bosser si près de chez soi) et vient en voiture le matin, repars à la maison le midi, reviens après-midi et y retourne le soir. Qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente…ou qu’il fasse grand beau. Bien que parfaitement valide elle à exigé que le voisin retire ses bacs de fleurs pour qu’elle puisse se garer pile devant l’entrée de l’école. A quand la voiture stationnée dans la classe? 300 mètres depuis chez elle. Je comprends pas.

Enfin soit, c’était le petit épanchement, le petit énervement de la journée, peut-être le contact de la ville, que je n’aime guère avec sa puanteur, son bruit, son stress…

Heureusement j’arrive doucement chez Pascal et, sincèrement, me savoir attendu par lui est ce qui à joué principalement ces derniers jours lors des périodes de découragement, dans la douleur et la monotonie.

Je sonne, Pascal est surpris car il m’avait gentiment proposé de venir me chercher à l’entrée de Reims pour m’éviter la triste traversée de l’entrée de la ville. Ne pas céder à cette facilité du moment, m’a, en plus, permis d’arriver à une heure décente chez mon hôte, vers le milieu d’après-midi.

Pascal qui débute sa carrière d’accueil pèlerins à Reims, pile sur le chemin qui entre en ville, est vraiment quelqu’un de charmant. Je profite de ce billet pour, une nouvelle fois, le remercier du fond du cœur pour son chaleureux accueil, son aide, sa patience, son hospitalité, sa générosité, sa gentillesse et les bons petits plats.

Pascal met à disposition une chambre vraiment parfaite pour s’y reposer et après la douche, pendant qu’une machine tourne avec mon linge (le top, je vous dit), il me propose de passer à l’apéro.

Surprise de taille : de l’Orval!

Car oui, Pascal est parvenu, en plus de tout le reste, à me/nous dénicher de l’Orval, en plein Reims, chez un marchand spécialisé en bières belges! Une bien délicate attention! 🙂

Toute cette gentillesse me touche au plus profond. Je ne suis pas parti depuis fort longtemps mais cet apprentissage d’une vie sans attache au jour le jour, faite de marche et de pérégrinations intérieures, mine de rien, me déstabilise quelque peu par moments. Et atterrir ici, c’est un peu comme être à la maison.

Après lui avoir bien entendu demandé son accord, j’ai préféré me poser un jour à Reims. La douleur des derniers jours m’a bien fatigué et visiter la ville avec un de ses enfants ne peut qu’être souverain, physiquement et culturellement. Après une bonne nuit de repos, donc, nous voici en vadrouille devant et dans la magnifique Cathédrale Notre Dame de Reims, la porte de Mars et ses vestiges romains, des églises plus belles les unes que les autres.

Je profite bien entendu de la visite de la cathédrale pour faire estampiller ma crédentiale auprès de la permanente de l’association. Elle semble surprise que je me pose une journée. Elle trouve que je ne devrais pas, que ce n’est pas bon et que après, ça ne vas plus pour marcher. Au détour de notre conversation, je lui demande quand elle à parcouru le chemin. C’était pendant dix jours, il y à une une dizaine d’années. OK, compris. Voilà pourquoi je n’aime pas trop les associations ou certains membres vous disent quoi faire, comment et quand, comme je l’avais déjà entendu et qui vient de se confirmer.
Attention toutefois, ne nous méprenons surtout pas! Je ne suis pas en train de dire que cette brave dame à tort, que j’ai raison simplement parce que je marche depuis plus longtemps qu’elle, que je vais plus loin, que sais mieux qu’elle de quoi je parle… Non, absolument pas! Ce que je veux juste dire, c’est qu’un conseil est bien entendu toujours bon à prendre et j’en suis friand, bien sûr; mais surtout, surtout, le message à faire passer c’est que chacun(e) fait son chemin comme il ou elle l’entend. Il n’y à pas de règles. Surtout pas sur « comment faire le Chemin ».
Encore une fois, pas de méprise s’il-vous-plait, je ne parle bien évidemment pas ici de règles les plus élémentaires de respect, de civilité et de bonne conduite, cela va sans dire.
Je veux juste dire qu’il n’y à pas à juger tel ou telle qui prend le bus ou fait un peu de stop parce qu’il ou elle n’en peut plus, les pieds en sang. Pas à juger non plus celui ou celle qui fait porter son sac car il souffre … ou pas, …
Cela appartient à chacun et chacune. Face à soi-même. Rien d’autre.
J’ai eu l’occasion de discuter avec des gens qui faisaient porter leur sac.
Et qui le regrettaient, parfois amèrement.
Ou pas.
Egalement avec des gens qui ont pris le bus pour zapper la Meseta entre Burgos et Lèon. Même constatation.

Alors voilà, c’est comme on le sent et c’est tout ce qui compte.
Du moment que vous respectez les autres, voyez avec vous-même et faites comme bon vous semble.
C’est valable tout le temps, partout.

Fin de la petite parenthèse, reflet de l’état d’esprit du moment que je retrouve dans mes souvenirs, en rédigeant ce billet pour vous.

Visite de Reims avec Pascal donc, et aussi visite du magasin de sports à l’enseigne bleue que tout le monde connait, afin de m’équiper d’un pantalon long ce qui, je l’espère, sera le remède définitif à ces irritations de pattes.
Tiens, il me faut une taille en-dessous de celle que j’avais achetée pour partir… 🙂
Passage aussi chez un opérateur téléphonique qui porte bien son nom afin de m’équiper d’un petit abonnement qui sera bien plus économique pour effectuer mes réservations d’hébergement au jour le jour.

Puis, en cette après-midi dans Reims, ça y est, l’envie me reprend.
Penser à repartir.
Reprendre le chemin.
Se remettre en route.
Les fourmis dans les jambes sont là…pas celles des irritations, les autres! 😀

 

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17 comments for “Jour 11 et 12 – De Bazancourt à Reims

  1. Henri de Fontenay
    11 juin 2018 at 22 h 02 min

    Bonsoir Olivier,
    Super, déjà arrivé dans cette belle ville de Reims. Et tu l’as déjà plus visité que moi même si je l’ai traversé de long en large lors de mes trois participations au marathon, le 25 octobre 1992 en 4h 19′ et 30″, le 23 octobre 1994 en 3h 52′ et 30″ et enfin le 17 octobre 2004 en 4h 13′ et 28″, c’était à l’époque mon 51ème marathon. Mais sur ces trois visites, je n’ai fait que visiter la cathédrale!
    Tu me donne envie d’y retourner ne serait-ce que pour la visite de la basilique Saint Rémy!
    Merci encore à toi pour nous faire vivre tous ces bons moments.
    Bien amicalement
    Henri

    • Le Pèlerin en herbe
      16 juin 2018 at 9 h 22 min

      Bonjour Henri,
      Haaaa ça oui Reims et une ville vraiment magnifique et j’ai eu l’énorme avantage de la visiter avec quelqu’un du cru qui m’a en plus permis d’en apprécier les facettes les moins connues.
      J’en profite pour encore remercier Pascal, sa gentillesse et son hospitalité!
      La basilique Saint-Remy vaut, à mon sens et à elle seule le détour, voire le voyage.
      A bientôt,
      Olivier.

  2. Didier
    9 mars 2017 at 13 h 37 min

    Bonjour Olivier,

    Après avoir parcouru avec attention le site de Luc, et la lecture de son chemin, je viens à mon tour lire ton Chemin et cela donne beaucoup de plaisir à te lire aussi.
    Je commence à rechercher tes informations ici et là, car je crois que le Chemin m’appelle aussi !!!
    Je suis dans ma préparation physique et aussi matériel.
    J’ai beaucoup aimé la liste de matériel de Luc et je voulais savoir si tu avais aussi une liste de disponible de ce que tu as porté sur toi et dans ton sac ?
    Merci d’avance

    • Le Pèlerin en herbe
      10 janvier 2018 at 16 h 10 min

      Bonjour Didier,
      Je m’aperçois avec un certain sentiment de honte que voilà près d’un an que tu m’as fait le plaisir de m’adresser ce message…que j’ai laissé sans réponse.
      Je n’ai pas d’excuse, même si je fut occupé à tout autre chose, la moindre de celle-ci aurait été de te le dire.
      Comment se passe ta préparation ?
      As-tu toujours besoin des informations demandées ?
      Si oui, ce sera un bonheur pour moi de pouvoir (enfin) te les fournir 🙂
      Encore sincèrement désolé et bonne continuation à toi !
      Olivier.

  3. Luc
    15 avril 2016 at 8 h 17 min

    Attention, attention, hein, je ne fais pas particulièrement l’apologie de D4 au détriment d’Alpi ou d’autres enseignes. C’est d’ailleurs chez Alpi que j’ai d’abord été me renseigner. Rien de tel que les conseils d’un pro…

    Concernant les t-shirt, je ne suis pas convaincu que même un de chez Alpi aurait tenu. Ils sont quand même soumis à rude épreuve (frottement, transpiration, lavage et essorage à la main) au quotidien pendant une centaine de jours…

    Quant aux chaussures, il n’y a pas de secret: il existe des valeurs sûres, comme Meindl, Lowa, Columbia, Jack Wolskin, Timberland, etc. Ou Salomon, que j’ai acheté chez D4, après avoir testé des Lowa (fort semblable aux tiennes, montantes, tout cuir, semelle renforcée, etc) et des Quechua. Donc, à ce sujet, nous sommes bien d’accord, par rapport à la qualité, la différence D4/marque reconnue est évidente. Encore que D4 tend à s’améliorer, il ne faut pas non plus leur jeter la pierre, Pierre!

    Maintenant, en raison de ma configuration plantaire particulière, mon choix s’est porté pour des chaussures basses de marque Salomon (Ultra GTX – 99 €), mixte trail/rando, et donc une semelle plus souple, « vendue » pour 1200/1500 km. Et donc, oui, j’ai du changer en cours de route, mais c’était prévu, vendu comme tel, et j’aurai eu le même problème si je les avais achetée chez Alpi ou ASAdv, en les payant sûrement beaucoup plus cher 😉

    Il faut préciser également aussi que je n’ai eu aucune phlyctène, pas de tendinite, aucun problème plantaire sur les 2400 km de notre périple.

    Alors voilà: oui, pour les chaussures, il est important de faire le bon choix ! Et si on ne peut investir que dans un seul poste, c’est celui-là. Pour reprendre une expression que j’utilise souvent: nos chaussures, en rando, c’est notre moteur et notre seule carrosserie. On doit pouvoir s’y fier en toute confiance !

    Pour le sac à dos, pareil: on l’a sur le dos au quotidien, parfois bien chargé. Il faut donc qu’il soit adapté, dimensionné et réglé de façon optimale ! J’avais personnellement choisi un Lowe Alpine Airzone Trek 45:55 (150 €), et je ne l’ai jamais regretté.

    Quant aux autres postes, c’est une question de choix et de moyens. J’ai acheté du petit matériel chez D4 (t-shirt et pull en mérinos, chaussettes, coupe-vent ultralight), mais aussi chez ASAdv, et pas mal sur des sites de vente en ligne (rayonrando.com, arklight-design.com, snowleader.be, aventurenordique.com, etc)

    Voilà voilà voilààààà, en vous remerciaaaant ! 

    • Le Pèlerin en herbe
      15 avril 2016 at 14 h 07 min

      Merci Luc pour ton précieux retour d’expérience 😉

  4. Dominique
    13 avril 2016 at 19 h 46 min

    Je vais comparer sérieusement les prix car pour l’instant mon petit morceau debchemin ne fera que Max 300km et pas 3000 km 🙂

    • Le Pèlerin en herbe
      14 avril 2016 at 16 h 15 min

      Et c’est bien ce qu’il faut faire Dominique!
      Mon commentaire sur la durabilité des produits était surtout adressé à Luc 😉
      Lors de la préparation et du choix du matériel, on à déjà un pied sur le chemin. Fabuleux !
      Bonne préparation à vous 🙂

  5. Luc
    11 avril 2016 at 9 h 28 min

    Que d’émotions à te suivre, passer par les même endroits, croiser les mêmes personnes. Si la cathédrale de Reims est célèbre pour son ange au sourire, notre meilleure sourire fut, pour nous, celui de Pascal ! Un concentré d’amitié et de générosité, doublé d’un cordon-bleu hors pair.
    Quant aux rencontres au sens large, je finis de boucler un article à ce sujet: au delà de notre introspection, elles font réellement la richesse du Chemin ! Petite ou grande, pour quelques mètres, quelques kilomètres ou quelques jours, voir semaines 😉 , notre périple n’eut pas été pareil sans elles !

  6. PascaLi
    10 avril 2016 at 20 h 24 min

    Ah cette longue ligne droite interminable avant Reims. Je visais un détail du chemin et me fixais dessus jusqu’à y arriver et puis on recommence. Je n’avais trouvé que cette méthode pour égayer cette monotonie. J’avais cassé la croûte ce jour sur le parking d’un ancien fort transformé en terrain de motocross. Que de bons souvenirs ! Je les revis une fois de plus en te lisant. Merci à toi.
    Bien amicalement,

    • Le Pèlerin en herbe
      13 avril 2016 at 15 h 28 min

      Merci aussi à toi cher Pascal.
      Ta participation et tes commentaires me sont très précieux et j’en profite pour vous souhaiter un excellent nouveau tronçon du chemin très prochainement 😉

  7. Dominique
    8 avril 2016 at 19 h 29 min

    Ah ! Reims ville d’adoption de ma sœur..

    • Le Pèlerin en herbe
      9 avril 2016 at 15 h 45 min

      Elle à bien de la chance !
      Merci pour ton commentaire et ton suivi, Domi
      J’espère que vos préparatifs avancent comme tu le veux ?
      N’hésite pas si tu as des questions, comme je te l’ai dit …
      A bientôt
      Olivier 😉

      • Dominique
        9 avril 2016 at 19 h 09 min

        Hello!
        Je suis allée chez Alpi Sport pour avoir une idée des prix …et des conseils.
        Si je dois investir dans un bon sac, des chaussures, … le budget est conséquent -> je dois trouver des astuces pour le réduire !
        Je vais commencer à faire les marches Adeps et/ ou celles de la fédération .
        Pour les dates, on est plus fin septembre et on devrait y aller en voiture.
        J’ai pas encore acheté le guide.
        Voilà pour les news.
        Bises

        • Le Pèlerin en herbe
          10 avril 2016 at 15 h 09 min

          Super! Je vois que cela se précise 🙂
          Je comprends que tu n’aie pas un budget élastique, comme la plupart.
          Toutefois, je me permets d’insister absolument sur la qualité des chaussures et des chaussettes que tu choisiras.
          Je n’avais pas beaucoup de sous pour partir non plus (3 mois, tu penses!) mais sur ces deux postes, j’ai vraiment mis le prix et ne le regrette absolument pas. A refaire, je fais les mêmes choix.

          • Luc
            10 avril 2016 at 17 h 00 min

            Maintenant, sans leur faire de mauvaise publicité et sans les dénigrer, loin de là, car ils sont pro, ils sont très cher !
            Je te rejoints, Oli, sur la nécessité de bien choisir ses chaussures, chaussettes (et sac à dos!). Ce sont bien les postes pour lesquels il faut absolument prêter une attention et un budget particulier.
            Pour ma part, et pour info, sachez que chez D4, vous pouvez acheter, tester, et éventuellement remballer des chaussures dont vous ne seriez pas satisfait (j’ai personnellement testé 3 paires de chaussures, remplacée sans rechigner, avant de porter mon choix sur des Salomon Ultra GTX que j’ai payé 100 euro).
            Enfin voilà, c’était ma petite pierre à l’édifice… 😉

          • Le Pèlerin en herbe
            13 avril 2016 at 15 h 24 min

            Merci Luc pour ton commentaire.
            Si il est exact que la différence de prix est terrible entre les deux enseignes, il faut quand-même comparer ce qui est comparable car la qualité n’est pas la même. Pas la même du tout.
            Je reste persuadé que si j’avais pris mon pantalon, t-shirts et autre vestes chez Alpi je n’aurais pas eu à les remplacer une fois rentré ou même à les réparer en cous de route. Mais ça m’aurait coûté de 3 à 5 fois plus cher.
            Je reste également persuadé que mes bottines étaient quelque peu surdimensionnées en bien des endroits du parcours MAIS en plus de mes 800km de préparation, je suis allé jusqu’au bout avec et mis à part le cuir craquelé, une bonne semelle neuve et ça repart.
            Je ne suis pas convaincu que des bottines de chez DK, de marque DK auraient tenu plus de 3000km…avec le confort de mes Meindl payées 149€.
            Donc, je ne peux qu’enfoncer le clou : se faire conseiller par un vrai spécialiste d’un magasin de qualité, mettre le prix pour les incontournables qui ne peuvent absolument pas faire défaut et ne surtout pas entraîner de blessures, à savoir : chaussures, chaussettes et peut-être le sac à dos, mais ce dernier point reste en questionnement pour ma part 😉
            Tant pis si cela coûte un peu, la tranquillité de ce chemin magique est à ce prix et avoir les pieds foutus de cloches, ampoules et autres tendinites ou douleurs après 10 jours de marche, voire moins serait vraiment dommage.

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